Cette mesure est limitée à quelques professions telles que l’hôtellerie-restauration, la construction et les travaux publics, les travaux saisonniers, les professions commerciales. En août, la police expulse par la force 300 Maliens et Sénégalais qui occupent l'Église Saint-Bernard, à Paris. En mai 2016, Amnesty International publie un sondage qui montre que 82 % des Français interrogés sont favorables à l'accueil en France des personnes fuyant les guerres[164]. En 2010, le ministère de l'Immigration est supprimé. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Elle interdit le placement en rétention administrative de familles avec enfant mineur (article L551-1 et L561-2) rendant dès lors, l’expulsion des familles en situation irrégulière quasi impossible[160],[161]. L'utilité de l'immigration pour pallier certains problèmes est une idée évoquée dès cette époque : trouver de la main-d’œuvre pas chère et/ou qualifiée, trouver des soldats, trouver des personnes pour combler le déficit démographique[u 6]. Manuel Valls annonce en août la création de 1 500 places d'accueil pour un coût estimé à 18 millions d'euros[125]. Le jeudi 3 novembre, après 11 jours de transfert, les derniers migrants quittent la « Jungle »[173]. Elle se classe ainsi au cinquième rang mondial pour le nombre d'immigrés, derrière les États-Unis (45,8 millions), la Russie (11), l'Allemagne (9,8), l'Arabie saoudite (9,1), et devant les Émirats arabes unis (7,8) et le Royaume-Uni (7,8). Depuis 2003, la guerre du Darfour pousse de nombreux Soudanais à suivre leurs voisins Somaliens, qui étant en guerre civile, se réfugient en Grande-Bretagne, mais se trouvent bloqués en France, notamment dans le camp de Loon-Plage, où vivent en permanence une cinquantaine de personnes[79]. La troisième vague d'immigration commence à partir de la Seconde Guerre mondiale et est caractérisée par une immigration de regroupement familial. La Grande Dépression de 1931 crée une vague de xénophobie dans les années 1930. Le régime de Vichy va immédiatement prendre des mesures contre les populations immigrées, qualifiées de « métèques »[réf. Le taux d'admission des Syriens est de 97 %[133]. D’après la vidéo, quelles sont les difficultés de vie rencontrées dans les bidonvilles ? Ils occupent majoritairement des emplois peu qualifiés, manœuvres, ouvriers spécialisés, ouvriers agricoles. De nombreux étrangers travaillent en France, notamment dans le bâtiment et les travaux publics, secteurs délaissés par la population active française. Une grève de la faim est organisée par des déboutés du droit d'asile dans l'église Saint-Joseph, à Paris[48]. En 1972, 16 000 boat people fuyant la guerre du vietnam viennent en France[24]. Le système UMPS cherche à tromper nos compatriotes en insinuant que les migrants seraient des réfugiés temporaires. L'Histoire de l'immigration en France peut être divisée en trois vagues d'immigration successives: La première vague caractérisée par l'afflux de main-d'œuvre lors de la révolution industrielle. La CFDT, dans sa communication interne, parle de « travailleurs africains et d'autres nationalités (…) terrés chez eux »[34][source insuffisante]. L'État contrôle les frontières et adopte une attitude plus ou moins hostile envers les étrangers ; seul le Parti communiste (PCF) qui dirige de fait ce secteur syndical, s'oppose à cette hostilité et change le nom de la Main-d'œuvre étrangère (MOE) en Main-d'œuvre immigrée (MOI)[18]. En 1931, on dénombre 2 890 000 étrangers en France, soit 5,9 % de la population totale[18]. Histoire de l'immigration en France Depuis deux siècles, l’immigration a contribué de manière décisive à façonner la France dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Alors que les discours anti-immigration (que certains, dont la Licra[49], qualifient publiquement de xénophobe) du Front national rencontrent de plus en plus d'écho dans la société française, dans un contexte de crise économique, le Mouvement de l'immigration et des banlieues (MIB), particulièrement critique de SOS Racisme, est créé dans les années 1990. Un cimetière leur est même dédié. Cette politique de restriction de l'asile visait principalement à limiter l'afflux de réfugiés venus d'Europe de l'Est. Inexistante il y a trente ans, longtemps refoulée, il a fallu que le Front national réactive les vieux discours nationalistes dans les années quatre-vingt pour provoquer une réaction chez les historiens qui en ont fait un champ de recherche autonome. Les Espagnols et les Allemands émigrent aussi vers les grandes villes françaises et participent au développement économique et au comblement démographique de la France[u 10]. Une deuxième vague de grèves a lieu, dans le secteur de l'agriculture[42]. Ainsi le provisoire va durer vingt ans et même plus. Sous Vichy, René Martial est chargé de l'Institut d'études des questions juives et ethnoraciales. Cette conception du droit de sol restera un fondement du droit de l’immigration en France jusqu’aux dernières années du XXe siècle (loi du 22 juillet 1993). En région parisienne, le plus important est celui de La Folie à Nanterre qui regroupe près de 10 000 personnes, essentiellement des travailleurs algériens. La semaine suivante, dix fonctionnaires de l'OFPRA étaient en gare/foire expo de Munich, pour y préparer la venue de 1 000 réfugiés syriens et irakiens en France, dans le cadre d'un programme spécial visant à appliquer les règles qui préfigurent le futur dispositif européen. Jusqu'en 2001, le nombre d'expulsion du territoire a été relativement stable, autour de 9 000[71] personnes par an. Le nombre d'éloignements d'étrangers en situation irrégulière a fortement augmenté depuis pour atteindre 20 000 en 2005, puis 24 000 en 2007[72]. Lecture 8 min A La Une L' Essentiel. L'année suivante, le ministre de l'Intérieur Philippe Marchand, qui a été reconduit dans ses fonctions, crée les zones de transit (rebaptisées zones d'attente par la loi Quilès de 1992) permettant de retenir pendant 20 jours les étrangers refoulés aux frontières. En septembre 2015, les milliers de réfugiés issus de l'Afrique, du Moyen-Orient (dont les réfugiés syriens de la guerre civile syrienne débuté en 2011) et de l'Asie du Sud, qui entrent dans l'Union européenne via la mer Méditerranée (Libye) et les Balkans (Turquie), créent une crise migratoire en Europe. Certaines mairies sont hostiles à l'accueil des réfugiés. Depuis les années 2000, la population française s'accroît en moyenne de 300 000 personnes par an, l'immigration y contribuant pour environ 30 %[58]. Les termes « main-d'œuvre étrangère » ou « travailleur étranger » sont alors progressivement remplacés par celui de « main-d'œuvre d'immigration », les immigrants algériens ou d'outre-mer n'étant pas juridiquement considérés comme étrangers[29]. En 1988, l’Office national d’immigration devient l’Office des migrations internationales (en 2005 ses attributions sont reprises par l’Agence nationale d’accueil des étrangers et des migrations (ANAEM)). Cette exposition raconte cent ans d’histoire migratoire dans l’Hexagone, sous un angle à la fois historique et culturel. Le jour où Bouziri devait être expulsé, deux mille personnes, dont Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, des travailleurs immigrés, des syndicalistes CFDT, des chrétiens, des membres de la Gauche prolétarienne, etc., manifestent[42]. Le rapport Pradon, du nom d'un député radical de l'Ain, reprend tous les éléments qui définissent l'étranger comme … De nombreux migrants portugais se sont installés dans le village corrézien de Lissac-sur-Couze. nécessaire]. Le 22 septembre 2015, lors du Conseil de l'Union européenne, l'ensemble des ministres de l'Intérieur a voté à la majorité qualifiée pour un arrêt de l'immigration et pour la répartition de 120 000[156] demandeurs d'asile syriens, irakiens et érythréens arrivés au plus tard il y a un mois en Grèce et en Italie[157] : « Nous ne devons pas envoyer le signal que nous pouvons accueillir tout le monde, tout de suite. Histoire de l'immigration en France de 1820 à nos jours. Le ralentissement de la croissance démographique française depuis le XVIIIe siècle, et ce nouveau besoin de main-d’œuvre va encourager l'immigration d'ouvriers venus des pays voisins. En juillet 1991, après la phrase de Jacques Chirac sur « le bruit et l'odeur », le gouvernement d'Édith Cresson envisage la mise en place de charters collectifs. Le gouvernement crée le Haut Conseil à l'intégration, organisme consultatif. Cependant, 46 000 clandestins sont régularisés durant l’année 2013, soit 10 000 de plus par rapport au précédent gouvernement[121]. Dans le même temps le gouvernement propose à nouveau une aide à la réinsertion des travailleurs étrangers dans leur pays d’origine. Les familles sont logées dans les baraquements de camps militaires, qui ont parfois servi pour d’autres populations (Espagnols, Algériens suspects d’appartenir au FLN, Indochinois)[40] : « camps de transit » du Larzac et de Bourg-Lastic (Puy-de-Dôme), puis celui de Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), de Sainte-Livrade près de Villeneuve-sur-Lot, de Saint-Maurice-l'Ardoise et Lascours, situés sur la commune de Saint-Laurent-des-Arbres (Gard), de La Rye (Vienne), de Bias (Lot-et-Garonne). L'accord a été raillé par l'opposition socialiste, en particulier par les députés Serge Blisko et Jean-Pierre Brard, qui notent que sur 5 000 à 6 000 Gabonais accueillis en France, moins de 200 seraient en situation irrégulière, tandis que 10 000 Français résident au Gabon, dont 1 000 à 2 000 seraient sans papiers[90]. 1974 marked the end of the strong economic growth France had become accustomed to and the nascent politicization of immigration. La création de l’agence traduit la montée progressive des notions d’accueil, au fil des missions sans cesse croissantes que l’État lui attribue. La directive 2003/9/CE du Conseil du 27 janvier 2003[78] fixe des normes minimales pour l’accueil des demandeurs d’asile dans les États membres, tout en leur laissant une grande marge de manœuvre, tandis que l'externalisation de l'asile est à l'ordre du jour. Une fois en France, les Algériens ont neuf mois pour trouver un emploi. Les sondages en Europe centrale montrent un rejet beaucoup plus fort des migrants : ainsi, en septembre 2015, 80 % des Slovaques, 75 % des Polonais seraient hostiles à l’accueil des migrants[143]. Dorénavant, les étrangers nés en France doivent manifester, à l'accession à la majorité légale, leur volonté explicite d'obtenir la nationalité française pour devenir Français: le simple fait d'être né en France n'accorde aucun droit automatique à la nationalité française[51]. À partir de 1947, les immigrés étaient filtrés à Marseille par la Direction du contrôle sanitaire aux frontières. Celles-ci plongent 83 % des travailleurs immigrés dans l'illégalité[42], et Saïd Bouziri, un étudiant immigré, entame alors une grève de la faim avec sa femme enceinte[42]. Les nouveaux venus sont en majorité des Italiens[12], auxquels s'ajoutent des Polonais[13] et des Tchécoslovaques[14]. C’est grâce aux immigrants que la population française a continué de croître au XXe siècle. Le premier accord de ce genre a été signé en juillet 2007 avec le Gabon, accord entré en vigueur en septembre 2008[89]. (2008), Accueillir ou reconduire. Conditionner l'aide publique au développement au contrôle des flux migratoires constitue un chantage d'autant plus inacceptable que certaines politiques économiques et commerciales européennes sont loin d'être neutres sur les phénomènes migratoires. Éléments d’histoire de l’immigration en France (1880-1988) 22 juillet 2019, par ASIAD, M’BODJE Mamadou A travers différents écrits, les historiens partent de 1880, date où l’immigration est liée à l’industrie. Quelles sont les personnes qui habitent dans ces bidonvilles ? C'est le début de la première vague d'immigration en France. Histoire de l’immigration en France. Pendant la guerre, l'hébergement des troupes coloniales va se faire dans des camps. Entre 1962 et 1969, quelque 42 500 personnes ont transité par ces camps, censés éviter un déracinement brutal aux familles et les protéger contre d’éventuelles représailles du FLN. Des accords avec le Cap-Vert, l'Île Maurice, et le Burkina Faso ont aussi été signés, mais non ratifiés. Bien entendu, il ne s’agit là que de quelques points d’appui historique. À la Libération, la priorité est à la reconstruction du pays. Giscard d'Estaing essaie de favoriser le retour vers pays d'origine en offrant une prime au retour (en 1978, le « million Stoléru », soit 10 000 francs, environ 5 800 euros de 2018). La loi de mai 1933 de Raymond Armbruster, adoptée sous le gouvernement Daladier, restreint le droit des étrangers et limite l’exercice de la médecine au titulaire français d’un doctorat de médecine[7]. Entre 1999 et 2006, le nombre de centre d'accueil de demandeurs d'asile en France (CADA) augmente de 63 à 255 avec un nombre de places de 3 781 à 19 424, mais pas plus de la moitié des demandeurs d’asile ne sont hébergés. C'est dans cette optique que François Hollande a, le 7 septembre 2015 [64], annoncé que la France allait mener des frappes aériennes en Syrie contre Daesh[151], alors que la France n'opérait jusque-là qu'en Irak. Éric Besson déclarera que « le délit de solidarité n'existe pas», mais le député socialiste Daniel Goldberg dépose une proposition de loi visant à dépénaliser le délit de solidarité, qui est rejetée à l'Assemblée nationale le 30 avril 2009[106]. En 2014, selon le rapport commun des associations[124], 26 371 personnes ont été placées en rétention en France métropolitaine (dont 2 299 en locaux de rétention administrative), et 23 166 en outre-mer, soit 49 537 au total. En janvier 2005, l’Office des migrations internationales devient l’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations (ANAEM) après sa fusion avec le Service social d’aide aux émigrants (SSAE). Le lendemain, le lundi 7 septembre 2015, le président François Hollande indique que la France est prête à accueillir 24 000 réfugiés sur deux ans[132]. Une telle politique du logement, consacrée aux travailleurs immigrés et développée après 1945 avec l'institution de la SONACOTRA, demeure une spécificité française[6]. Juridiquement, c'est à la révolution française de 1789 que la notion de citoyen remplace celle de sujet du roi (ou régnicole), sans correspondre à la notion actuelle de nationalité puisqu'un citoyen est alors un partisan de la révolution, sans condition sur son lieu de naissance ni d'origine familiale. Lisez ce Archives du BAC Dissertation et plus de 246 000 autres dissertation. Les résultats d'une étude de l'INSEE sur les immigrés en France sont détaillés. La société française connaît des élans nationalistes : l'affaire Dreyfus (1894-1906) , la crise boulangiste (1889-1891) et le développement des ligues d'extrême-droite telles que la Ligue de la patrie française ou la Ligue des patriotes, de l'antisémite et de la xénophobie, le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes (les 16 et 17 août 1893, huit morts et quarante-neuf blessés) alors que déjà, en 1881, un pogrom contre les Italiens avait eu lieu à Marseille, les Vêpres marseillaises (trois morts et vingt-et-un blessés). • Vidéo : La France n'échappe pas au phénomène des Bidonvilles - 09 jan 1963 - 3m 12s - Fiche INA (01063) Le discours pro-France tenu par Tran Van Doc lors de l'inauguration de la maison des étudiants indochinois de la cité universitaire de Paris, est vivement critiqué par les nationalistes[15]. Cependant, dès novembre 1996, le gouvernement Juppé annonce un nouveau projet de loi, permettant la régularisation de certaines catégories d'étrangers en situation irrégulière, mais durcissant la législation en vigueur pour le reste[51]. En 1972, les circulaires Marcellin – Fontanet, lient l’attribution d’une carte de séjour à la possession d’un permis de travail et d'un logement décent, et limitent les procédures de régularisation. L'afflux de population provoque une hausse de la population active qui est, selon Patrick Artus, avec la hausse de la productivité une de deux grandes sources de croissance potentielle[147]. Entre le début des années 1960 et le milieu des années 1970, la construction des foyers va être intensive, en particulier entre 1966 et 1972[8]. Des associations, au risque d'être condamné pour délit de solidarité, apportent aux migrants de la nourriture, vêtements et soins[62]. Le droit du sol est rétabli en plusieurs étapes. Alors que Giscard propose l'abandon du droit du sol en évoquant le risque d'une « invasion »[51], le 20 juin 1991, le premier ministre Édith Cresson compare « le langage de Jacques Chirac » à celui de Le Pen, en particulier après la sortie du maire de Paris et président du RPR sur « le bruit et l'odeur »[52] (titre d'un album du même nom du groupe Zebda, tandis que le groupe de rap La Rumeur y fera aussi allusion). Un argument du FN, à l'épreuve des textes d'époque. Cité nationale de l'histoire de l'immigration, détail d'affiche à l'entrée, exposition temporaire, 22 juin 2011 Ce matin avec Benjamin Stora et Gérard Noiriel nous parlons de 40 ans de recherches sur l'histoire de l'immigration. En juin dernier, une majorité de Français estimait que la France accueillait trop de migrants. »[146]. Cette association atypique, fondée par des juristes et des travailleurs sociaux, qui tente de faire usage du droit contre l'État lui-même, joue un rôle décisif dans la transformation de l'appréhension, par la gauche, de la cause des immigrés, d'un problème économique et social (questions de main-d'œuvre et de lutte des classes), à un problème de droit[46]. 1. Toutefois les guerres cristalliseront le rejet des personnes nées ailleurs et dès 1791 la notion juridique de Français apparaît, privilégiant le droit du sol. Ce quota est de 5 % lorsqu'il s'agit d'entreprises publiques[21]. Une commission administrative installe un système de surveillance identifiant, ainsi que des dispensaires. Durant les Trente Glorieuses (1945-1975), et particulièrement dans les années 1960, les pouvoirs publics favorisent l’immigration afin de satisfaire aux besoins de main-d'œuvre de l’économie française. Celle-ci, suivant les cas, use du droit du sol et de celui du sang, définit des critères de naturalisation et des droits spécifiques aux nationaux (y compris des droits d'accès exclusifs à la fonction publique et à certaines professions libérales)[u 5]. En 1976, une grève des loyers organisée par le Mouvement des travailleurs arabes (MTA), démarre contre la Sonacotra. De nouvelles grèves ont lieu en décembre 1972 (à Valence) et en 1973[42]. L’histoire de l’immigration en France commence à la fin du 19èmesiècle, où la notion d’étranger a commencé à être assimi - lée à une différence de nationalité. Des pétitions protestant contre ces mesures recueillent alors des dizaines de milliers de signatures[51]; la gauche parlementaire emboîte le pas, forçant le gouvernement à retirer cette mesure lors de l'examen au Parlement du projet de loi[51]. Le gouvernement Cresson promulgue le 31 décembre 1991 la loi no 91-1383 « renforçant la lutte contre le travail clandestin et la lutte contre l'organisation de l'entrée et du séjour irréguliers d'étrangers en France ». Au cours des années 2000, l’immigration est de plus en plus traitée au niveau de l’Union européenne, qui adopte ainsi en 2003 une directive sur le regroupement familial et tente d’harmoniser les politiques d’immigration des pays membres. En 1925, pour encadrer l'immigration maghrébine, jugée potentiellement « dangereuse », la Préfecture de police de Paris créé le Service des affaires indigènes nord-africaines, à l'initiative du conseiller municipal Pierre Godin, un ancien administrateur colonial. La crise économique des années 1970 et la fin du plein emploi, en partie provoquée par le choc pétrolier de 1973, pousse l'État à limiter les flux migratoires. La municipalité parisienne soutient la création de foyers privés, en 1931, à Colombes et à Gennevilliers : c'est la « régie des foyers ouvriers nord-africains », dirigée par le secrétaire général de l'Institut musulman[6]. En mars 2016, les représentants du patronat français et allemand demandent à la Communauté européenne de « ramener sous contrôle » le flux des réfugiés et de le réduire « sensiblement »[162]. L'administrateur blog Nouvelles Histoire 2019 collecte également d'autres images liées histoire de l immigration en france résumé en dessous de cela. Musée national de l'histoire de l'immigration, Musée national de l'Histoire de l'immigration, Parcours : Histoire de l'immigration en France depuis 1945, Accompagnement pédagogique autour des expositions. Over the last century immigration has played a decisive role in the renewal of the French population. Marc Bernardot, « Camps d’étrangers, foyers de travailleurs, centres d’expulsion : les lieux communs de l’immigré décolonisé ». Accueil des réfugiés : les maires demandent des mesures durables, Réfugiés : Cazeneuve annonce 1 000 euros par place d'hébergement créée d'ici 2017, INTERACTIF. C'est notamment le cas de mairies dirigées par le Front national[138] : « aucune mairie Front national ou du Rassemblement Bleu Marine n'accueillera le moindre immigré clandestin [...]. En 1923, une Commission d'hygiène propose d'évacuer les réfugiés arméniens vers le Maroc, faute de pouvoir créer de nouveaux camps. Antonio Bechelloni, Michel Dreyfus, Pierre Milza (dir.). Le terme d’« immigration choisie », utilisé lors de la présentation du projet de loi, a toutefois été critiqué par de nombreuses associations. Alors que la France a toujours refusé le principe des quotas de nationalité tels que pratiqués dans les pays anglo-saxons, tels que le Johnson Quota Act de 1921 ou la Loi d'immigration Johnson-Reed de 1924, la SFIO dépose une proposition de loi en 1931 qui prévoit des quotas d'employés étrangers. Elle permet aux étrangers malades en situation irrégulière et qui n'ont pas les moyens personnels d'être soignés dans leur pays d’obtenir leur régularisation et le droit de bénéficier du système de soin français. Le 15 avril 2008, la Confédération générale du travail et l'association Droits devant ! Le 26 novembre 2003, la loi du 26 novembre 2003, relative à la maîtrise de l’immigration, au séjour des étrangers en France et à la nationalité modifie à nouveau le statut des étrangers en subordonnant la délivrance de la carte de résident à un critère d’intégration. Selon Europol, 3 000 à 5 000 « djihadistes » se seraient infiltrés en Europe et prépareraient des actes terroristes isolés ou en groupes[163]. De nombreux juifs marocains, souvent en transit pour Israël, sont logés dans des centres de transit ou d'« accueil ». En protestation, huit universitaires membres des instances de la Cité de l'immigration (Patrick Weil, Gérard Noiriel, Nancy L. Green, Patrick Simon, Vincent Viet, Marie-Christine Volovitch-Tavarès, Marie-Claude Blanc-Chaléard, Geneviève Dreyfus-Armand) démissionnent. L'étranger (mot venant du mot étrange) a toujours suscité des sentiments d'attrait et de rejet[u 2]. Le ministre Michel Debré met en place, en 1963, le BUMIDOM (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d'outre-mer) qui a « pour objet de contribuer à la solution des problèmes démographiques intéressant les départements d'outre-mer. Le développement puis la permanence d’un chômage de masse lors de cette période ouvre le champ à une volonté politique de maîtriser cette immigration, à laquelle sera toutefois associée une politique de regroupement familial nécessitant l’am… L'immigration en France commence à proprement parler vers 1820. Pendant l’Ancien Régime, le statut des personnes d’origine étrangère[note 1] est marqué par la prédominance du droit du sol. Du côté de la Résistance, le groupe Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée (FTP-MOI), issu de la MOI, est créé en 1941. Des manifestations de solidarité avaient régulièrement lieu à l'extérieur des CRA[88]. »[99]. Ce dernier crée le Ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement. En octobre 2012, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls déclare vouloir diminuer le niveau antérieur de naturalisations, autour de 110 000 par an[111],[112] : en 2012, les éloignements forcés montent à 36 822 soit +11,9 % par rapport à 2011[113]. Néanmoins, « la Cimade se félicite de la position exprimée par la commission de refus des quotas d’immigration et de la création d’une juridiction unique [pour le droit des étrangers] »[100]. Nguyễn Ái Quốc rejoint l'organisation en 1917 ; ensemble, ils fondent le Groupe des patriotes annamites de Paris et rédigent des revendications pour la conférence de paix[15]. Celui-ci annonce cependant le lendemain une « politique d'immigration généreuse mais ferme »[51], tandis que le gouvernement confie, en juillet 1997, à Patrick Weil une commission visant à préparer une (nouvelle) réforme des règles concernant l'entrée et le séjour des étrangers en France[51]. En 2008, dans son livre « Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche », Manuel Valls se déclarait favorable aux « quotas d’immigration »[114]. En 2007, la France voit sa présidence rester sous le parti politique de la droite, l'UMP, en passant de Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy. Après l’indépendance de l’Algérie, des accords sont signés entre la France et l’Algérie pour fixer des contingents de travailleurs algériens. Décrivez les habitations que vous y voyez (taille, matériaux de construction…). L'État français délègue une grande partie de la gestion des populations migrantes aux organisations patronales, en particulier à la Société générale d’immigration, constituée en 1924 par les organismes patronaux spécialisés et hébergés par le « Comité des Houillères » sous la houlette d'Henri de Peyerimhoff de Fontenelle[7]. En 2009, la France a renvoyé dans leur pays 29 288 étranger en situation irrégulière. En juin 2009, se promenant à Évry, il demande « quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos… » de plus[115],[116],[117]. Avec la loi du 22 juillet 1993, un enfant étranger né en France doit « manifester sa volonté » pour être naturalisé à sa majorité. En 1989, la loi Pasqua est en partie adoucie. La chute du mur de Berlin (1989) a aussi des conséquences directes sur le droit d'asile tandis que la montée en puissance du Front national fait de la répression de l'immigration un enjeu électoral, omniprésent pendant l'été 1991[50].