L'État berghouata, dirigé par un pouvoir royal théocratique, fixe les rituels d'une nouvelle religon d'essence messianique empruntant à la fois à l'islam, au judaïsme et aux antiques croyances locales, et adopte un livre saint inspiré du Coran, mais rédigé en berbère et comportant 80 sourates[43]. Les revendications ottomanes sur le Maroc cesseront définitivement en 1576 après la bataille d'al-Rukn et la prise de Fès par les princes saadiens avec l'aide des forces turques commandées par Caïd Ramdan, et l'intronisation de Moulay Abdelmalik al Saadi comme sultan de l'ensemble du pays à Marrakech. #Maroc … En 739 Maysara al-Matghari, mandaté par les populations du Maghreb al-Aqsa, conduit à Damas une délégation auprès du calife Hicham pour présenter les doléances des Berbères : égalité dans le partage du butin et arrêt de la pratique qui consiste à éventrer les brebis pour obtenir la fourrure des fœtus (le mouton étant un élément essentiel de l'économie pastorale des tribus berbères)[22]. Les Portugais prennent possession de Tanger en 1471[76] puis cèdent la ville à l'Angleterre en 1661 comme dot apportée par Catherine de Bragance à son époux Charles II d'Angleterre. Cette entité politique, comparable par certains aspects aux Régences d'Alger, de Tunis et de Tripoli sous domination ottomane, subsiste de courses commerciales fructueuses et d'activités de piraterie barbaresque qui amènent ses caïds-gouverneurs à négocier avec les principales puissances européennes. C’est ce qu’a laissé entendre Kheireddine Zetchi, le président de la Fédération algérienne de football (FAF). Le règne de Moulay Ismail correspond à une période d'apogée exceptionnelle de la puissance marocaine[102]. Au Maroc, la guerre de course décline à la fin du XVIIIe siècle, avec arrêt définitif en 1829, à la suite des attaques de représailles de la flotte autrichienne contre Tétouan et Asilah (bombardements ayant suivi la capture d'un navire autrichien par des corsaires marocains[100]). En octobre 1965 disparaît à Paris Mehdi Ben Barka, chef de l'opposition de gauche issue de la scission avec l'Istiqlal (Union nationale des forces populaires) et qui, en tant que leader du tiers-monde, devait présider la Conférence tricontinentale de La Havane en 1966. Le souverain maurétanien gagne en récompense le titre d'Ami du peuple romain décerné par la République romaine ainsi que l'estime du consul Caius Marius. Sayyida al-Hurra règne sans partage sur son fief tétouanais jusqu'en 1542. Le général espagnol d'origine cubaine Manuel Fernández Silvestre dispose alors d'une armée forte d'environ 60 000 soldats pour réprimer l'insurrection. Après onze années sous la tutelle de Rachid, Idris II est proclamé Imam des croyants de Fès. Abd el-Krim est exilé dans un premier temps à La Réunion jusqu'en 1948, puis s'établit en Égypte où il prend la tête du Comité de Libération du Maghreb (qui réunit également Allal El Fassi et Habib Bourguiba), et ce jusqu'à son décès au Caire en 1963, pour lequel le raïs égyptien Gamal Abdel Nasser fera organiser des funérailles nationales[153]. Rapidement, il entretient une profonde aversion pour l'étroitesse du malékisme régnant en maître en sa patrie. Abd El Moumen succède d'abord secrètement au fondateur de la secte et privilégie une politique d'alliance avec les tribus de l'Atlas. Après la victoire d’Alarcos durant laquelle Alphonse VIII est battu par le souverain Abu Yusuf Yaqub al-Mansur, les derniers fauteurs de troubles almoravides sont écrasés dans le Sud tunisien. Ces intellectuels mettent à l'honneur la philosophie grecque antique, et particulièrement celle d'Aristote. Toujours en 1965, Casablanca est agitée par de graves émeutes sociales violemment réprimées. Cet événement déclenche la guerre civile opposant les nationalistes et la phalange fasciste ibérique aux républicains, conflit particulièrement sanglant et dévastateur qui se solde par la victoire des partisans de Franco en 1939. S'ensuit le long et éprouvant siège de Fès qui durera neuf mois durant lesquels Abd El Moumen se charge personnellement de prendre Meknès, Salé et Sebta. Dans cet organigramme politique et religieux le rôle des fakihs malékites est désormais marginalisé, et une personnalité malékite de premier plan comme Cadi Ayyad sera victime du fondamentalisme almohade, ce qui lui vaudra de devenir plus tard l'un des sept saints de Marrakech. Le général romain Caius Suetonius Paulinus prend la tête d'une expédition militaire qui le conduit jusqu'au sud de l'Atlas, au Tafilalet et à l'Oued Guir aux portes du désert, tandis que Cnaeus Hosidius Geta poursuit la mise au pas du territoire avec des pouvoirs étendus. La dernière fronteira est celle de Mazagan, récupérée par les Marocains en 1769. Sijilmassa établit également un fructueux commerce caravanier de l'or avec le royaume du Ghana, à l'époque maître des plus importants gisements aurifères de l'Afrique de l'Ouest. À la suite du départ de Lyautey en 1925, la résidence devient néanmoins sensible aux pressions exercées par les puissants lobbys coloniaux, représentés par les patrons de la haute finance et de la grande industrie, et par les Chambres françaises d'agriculture du Maroc. Abou Bakr doit alors se rendre à nouveau dans le désert pour mettre fin à des luttes intestines et il confie alors le commandement des terres septentrionales nouvellement conquises à son cousin Youssef Ibn Tachfin. Elle était l’une des équipes les plus redoutables du Maroc et du Maghreb. Elle déclenche et gagne par la suite la guerre hispano-marocaine de Tétouan en 1859-1860[136]. Mais cette politique de remise à niveau entraîne des dépenses qui nécessitent d'importants financements. Au milieu de la décennie 1240, les troupes almohades sont mises en déroutes à Guercif. Les Wattassides affaiblis donnent finalement le pouvoir à une dynastie se réclamant d'une origine arabe chérifienne (les Saadiens) en 1554[79]. Le Maroc est touché en 2011 par les remous du printemps arabe et connaît une série de manifestations populaires axées autour du mouvement du 20-Février. La France, l'Espagne, le Royaume-Uni et l'Italie sont les pays les plus influents au sein de la commission et les plus représentés dans la gestion de la zone internationale. Youssef Ibn Tachfin rentre au Maroc régler des affaires internes mais le désordre en Andalousie le pousse à revenir. Les mozarabes de Grenade, accusés de collusion avec le royaume d'Aragon, sont expulsés au Maroc, notamment dans les régions de Salé et de Meknès, en 1125[56]. Mieux ils ont attendu, et profité du débarquement américain de 1942 au Maroc, pour reprendre leur mouvement public de revendication. À la veille de la disparition des Saadiens, le Maroc se fractionne en plusieurs pouvoirs locaux, dont certains ambitionnent de dépasser leur cadre régional et de s’imposer à l’échelle nationale. La guerre des sables d'octobre 1963 est un conflit militaire opposant le Maroc et l’Algérie peu après l’indépendance de celle-ci. La tension politique latente, consécutive à l'état d'exception, se manifeste par la tentative de coup d’État militaire du général Medbouh et du colonel M'hamed Ababou contre le palais de Skhirat (1971), ainsi que par l'attaque du général Oufkir contre le Boeing royal en plein vol (coup d'État des aviateurs de 1972). À partir de 1549 elle contrôle entièrement le Maroc et entreprend même son extension en Oranie en direction de Tlemcen et de Mostaganem, alors que le Maghreb central et oriental est sous la domination des Ottomans. En effet, en 1557 des assassins à la solde du beylerbey d’Alger Hassan Pacha décapitent le sultan marocain et envoient sa tête en trophée à Constantinople, où Soliman la fera accrocher sur les murs du Sérail de Topkapı[83]. Au cours du siècle dernier, la L'empereur Guillaume II et le chancelier Bülow protestent contre les ambitions de la France au Maroc. Directement menacées par cette avancée chrétienne de plus en plus soutenue par la papauté et l'ensemble du monde catholique, les petites royautés des taïfas se voient obligées de faire appel aux nouveaux maîtres du Maghreb. Le soutien du sultan ottoman Murad III aux prétentions des deux princes saadiens peut paraître paradoxal en raison de la nature conflictuelle des relations maroco-turques, mais Abdelmalik puis son frère savent exploiter intelligemment cet appui décisif pour récupérer le trône et éliminer leur neveu Mohammed el-Mottouakil (fils d’al-Ghalib), qui de son côté s’était allié au Portugal, lequel n'avait pas encore renoncé à ses rêves d'expansion coloniale au Maroc. S'ensuit alors une lourde répression contre les Rifains, où bombardements terrestres et aériens, usage d'armes chimiques de fabrication allemande (y compris sur des populations civiles) et supériorité numérique obligent les troupes d'Abdelkrim à capituler en mai 1926. Elles sont battues par les Berbères sur les rive du Sebou en octobre 741[23]. Alors que l'armée commandée par le pacha d'Alger s'apprête à pénétrer dans la vallée du Sebou, une sortie des forces espagnoles du comte d'Alcaudete, gouverneur d'Oran, oblige les Ottomans à évacuer précipitamment leur éphémère conquête marocaine et à revenir défendre l'Ouest algérien menacé par les Espagnols. L’écho de la déconvenue est grand, au point que naît et se répand une folle rumeur selon laquelle Abu l’Hassan serait mort au combat. Sur le plan interne ses dahirs d'inspiration ouvertement salafiste provoquent des révoltes de villes et de tribus, liées à sa décision d'interdire les moussems et le soufisme militant de certaines confréries hostiles au makhzen. Pour contrer la menace incarnée à ses yeux par l'ayatollah Khomeini, Hassan II se rapproche de l'Arabie saoudite afin de former une sorte de front sunnite renforcé[169]. L'ouverture d'un consulat des Émirats arabes unis à Laâyoune en novembre 2020 signe une réconciliation spectaculaire avec Abou Dabi après une longue période de brouille et conforte la souveraineté marocaine sur le Sahara à l'échelle internationale[196],[197]. Il évince ceux qui dans son entourage familial le jalousent mais sait faire preuve d’une grande dextérité dans sa gestion des ambitions tribales. Le plus connu de ces Africains au service de Rome est le général Lusius Quietus. Aux abords du Rif, l'émir Abdelmalek petit fils d'Abd el-Kader entretient un foyer d'insoumission anti-française avec l'appui des Allemands et des Turcs[146].La campagne militaire française de pacification du Maroc ne s'achève définitivement qu'en 1934, avec d'une part la soumission des tribus Aït Atta du djebel Saghro (aux confins du Haut et de l'Anti-Atlas, et des vallées du Draâ et du Dadès), et d'autre part avec la prise de Tindouf (aujourd'hui située en Algérie). Les négociations s'accélèrent pour l'évacuation des bases militaires américaines situées sur le territoire marocain[164]. Son fils Abu Yaqub Yusuf[69], plus tard dit an-nāsr, lui succède et se voit confronté dès son intronisation à un durcissement des révoltes dans le Drâa et à Marrakech et à un désaveu de certains membres de sa famille, s’alliant tantôt avec les Abdalwadides ou les révoltés. Cette défaite pousse le général à se suicider sur le champ de bataille. Les campagnes proches sont mises en valeur par les grands propriétaires terriens également issus de ce patriciat provincial, et les terres plus lointaines laissées au parcours des pasteurs nomades et semi-nomades. Elle rassemble les principaux pays européens (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Autriche-Hongrie, Espagne, Russie, Suède, Belgique, Portugal, Pays-Bas) ainsi que les États-Unis. Parvenant à rallier les tribus locales à sa cause, Idriss est investi Imam et fonde la ville de Fès en 789 sous le nom d'Idriss Ier. En fait, la ville est non seulement mise à sac mais également totalement vidée de sa population (la moitié est déportée en Castille). La crise latente entre Rabat et Alger via le conflit au Sahara empêche cependant la réalisation de ces objectifs. Le pays devient indépendant et le souverain convertit son titre de sultan en celui de roi sous le nom de Mohammed V. Le 7 mars 1956, annonce à son peuple le retour à l'indépendance. Pour Driss Basri, « l’indépendance du Sahara est une question de temps » Abdelhamid Benhamla Ali Lmrabet, le journaliste marocain, qui se trouve actuellement chez lui au Maroc, est passé à Alger, avant l’Aïd, après avoir interviewé le Président sahraoui, pour le quotidien espagnol El Mundo. La mort du redoutable chef mercenaire chrétien Reverter en 1145 suivie la même année de celle de Tachfin Ben Ali permet aux Almohades les prises respectives d’Oran, de Tlemcen, d'Oujda et de Guercif. En 1240, Uthman ben Abd al-Haqq décède, assassiné par son esclave chrétien. Les Andalous qui s'installent à Fès sont quant à eux des opposants aux Omeyyades, originaires des faubourgs cordouans qui s'étaient révoltés massivement contre l'émir omeyyade d'Al-Andalus Al-Hakam Ier (notamment du faubourg de Rabed, d'où le nom de Rabedis attribué aux éléments de cette première vague d'immigration andalouse au Maroc)[31]. Il s'ensuit une période de confusion qui dure jusqu'en 1472. Ismaïl considère en effet la monarchie franco-espagnole des Bourbons comme désormais entièrement hostile aux intérêts du Maroc. Rapidement, les rois des différentes taifas rallient les armées almoravides pour former un front commun contre l'ennemi castillan. A l'instar des Omeyyades de Cordoue dont ils sont tributaires, les émirs salihides s'entourent d'une garde Saqāliba d'origine slave, et font face aux raids destructeurs des Vikings[41]. Dépourvu d’autorité, il voit rapidement le Maghreb médian lui échapper. Cette conjoncture négative va en s'accentuant avec Yazid Ier (1790-1792), fils d'une concubine irlandaise de Mohammed III selon Jan Potocki[112]. En 1421 Abu Muhammad Abd al-Haqq succède à Abu Said alors qu’il n’a qu’un an; cette accession au trône appela bien sûr une régence. Des traités sont conclus avec les principales puissances européennes, qui entretiennent des consulats et des maisons de commerce dans les nouveaux ports marocains fondés par Mohammed III. L'Espagne revient aux émirs omeyyades de Cordoue et le Maghreb se morcelle en plusieurs petits États indépendants (de 745 à 755). Un tournoi sera organisé avant la phase finale du Championnat d'Afrique des Nations. Le punique, variété carthaginoise du phénicien, est la langue officielle utilisée pour les documents administratifs, les rapports diplomatiques et les cultes de Baal, de Tanit et des divinités du panthéon libyco-carthaginois. Ces familles sont expulsées de Kairouan en raison des persécutions infligées par l'émir aghlabide Ibrahim Ier. Le Moustérien (Paléolithique moyen) entre 120 000 et 40 000 ans avant l'ère chrétienne, se caractérise par l'évolution de l'outillage. Les Phéniciens, commerçants entreprenants originaires de la Phénicie libanaise située dans le pays de Canaan, installent leur premiers établissements dans ce que les géographes grecs comme Strabon nomment la Libye (terme qui désigne alors l'ensemble de l'Afrique du Nord à l'ouest de l'Egypte, et non la seule Libye contemporaine) et notamment sur les côtes marocaines, dès le XIe siècle av. Dès lors l'expansion des Almoravides est irrésistible. C'est la conclusion de la conférence ouverte à Aix-les-Bains le 22 août 1955 à l'initiative du président du Conseil Edgar Faure et de son ministre des Affaires étrangères Antoine Pinay.. Ainsi, avant la prise de Marrakech par les Almohades, Jerez et Cadix s'offrent à ces derniers. Entre-temps, Abu al-Hasan as-Said al-Mutadid parviendra à rétablir un semblant d’unité sur le Maroc mais accumulera les échecs face aux Mérinides dont l’avancée est irrésistible sur le nord du Maroc. À la suite de ce conflit catastrophique pour le makhzen, qui doit payer au gouvernement espagnol une indemnité de guerre de quatre millions de livres sterling empruntés auprès des banques britanniques, Mohammed IV (1859-1873) successeur de Moulay Abd al-Rahman amorce une politique de modernisation urgente de l'Empire chérifien. Mohammad Ibn Toumert, futur Mahdi autoproclamé, est fils d'un amghar, chef de village de la tribu des Arghen, dans le Haut-Atlas. Les gouverneurs de Tombouctou profitent également de la crise dynastique pour se comporter en princes indépendants et négocier séparément avec les Touaregs et les Peuls, ce qui affaiblit considérablement l'autorité marocaine dans la région de la boucle du Niger.